Archives de catégorie : Article

Exosquelette, les bienfaits de son utilisation

Publié le 01 avril 2021

Face à la recrudescence des Troubles Musculo-Squelettiques, l’utilisation d’un exosquelette semble légitime dans une démarche de prévention des risques et d’amélioration des conditions comme tout responsable Qualité Hygiène Sécurité et Environnement souhaite mettre en place au sein de son institution.

Tout d’abord définissons ensemble ce que signifient ces quelques termes :

  • Selon Futura Sciences, un exosquelette « est un équipement articulé et motorisé fixé sur le corps au niveau des jambes et du bassin, voire également sur les épaules et les bras. » Ils ont initialement été développés dans plusieurs pays pour un usage militaire, dans le but de faciliter les mouvements des soldats, en ajoutant de la force via des moteurs électriques, afin d’aller toujours plus loin avec toujours plus de matériels et avec le moins de fatigue possible. L’utilisation des exosquelettes, s’est donc vue progressivement détournée dans d’autres domaines, à des fins plus communes notamment vers les secteurs du bâtiment où il est le plus adapté, car de la manutention de matériels lourds y est effectuée dans le but de prévenir les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS).
  • Les Troubles Musculo-Squelettiques sont quant à eux « des troubles de l’appareil locomoteur pour lesquels l’activité professionnelle peut jouer un rôle dans la genèse, le maintien ou l’aggravation. Les TMS affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs, c’est-à-dire les tissus mous » selon cet article de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité).

Une démarche de prévention

Cette vidéo de l’INRS permet de mieux cerner la technologie employée et le bénéfice ainsi obtenu grâce à cet appareil au quotidien dans le monde du travail :

Une démarche curative

Comme autre exemple, nous pouvons dire aujourd’hui qu’avec les progrès de la médecine, l’intégration de l’exosquelette a pris toute sa place dans le monde médical, notamment dans les soins prodigués au patient atteint par des troubles du système locomoteur, qu’ils soient liés à des maladies auto-immunes ou liés à des traumatismes directs.

Voici donc un autre exemple, provenant cette fois de l’AP-HP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) de ce que cet appareil permet de réaliser : la rééducation d’un patient à l’aide d’un du premier exosquelette autoéquilibré a permis à celui-ci de remarcher seul grâce à cet appareil, ce qu’il n’avait pas fait depuis des années.

Comme vous pouvez le constater, l’exosquelette a toute la légitimité d’être employé dans notre quotidien. Il intervient à tous les stades, que ce soit en préventif ou en curatif.

Questions – Réponses sur les exosquelettes

  • Quel est le coût d’un exosquelette ?
    D’une centaine d’euros pour un appareil non robotisé qui supplémente un membre, à plusieurs milliers si vous choisissez un modèle qui assiste l’ensemble du corps et qui sera quasi autonome. Tout dépend de la complexité de la technologie embarquée de celui-ci, les prix sont donc extrêmement variables. Dans la majorité des cas, ceux-ci sont rarement robotisé et rentrent dans des coûts maîtrisés.
  • Quelle est la longévité d’un exosquelette et quelle est sa demande en matière de maintenance ?
    A cet stade et étant donné le peu de recul jusqu’à présent recueilli, il est difficile de définir un point de repère précis et cela dépendra en grande partie de la fréquence d’utilisation qui en sera fait mais également de sa qualité de fabrication.

    Au sujet de sa maintenance, les constructeurs indiquent les quelques éléments primordiaux à surveiller. C’est pourquoi l’entreprise doit mettre en place des modalités de maintenance liées aux recommandations des concepteurs mais aussi s’assurer que la fonction d’assistance de l’exosquelette persiste dans la durée

Pour plus d’informations, vous pouvez accéder à cette foire aux questions et vous aider de ce guide pour vous aider à l’acquisition d’un exosquelette, qui proviennent également de l’INRS.

Image de Gorodenkoff

Journée portes ouvertes : découvrir le master MQSE

Publié le 23 février 2021

Si vous êtes intéressé(e) pour rejoindre le Master Maintenance Qualité Sécurité Environnement de l’Université Sorbonne Paris Nord, vous pourrez nous retrouver le samedi 6 mars de 10 h à 17 h sur les deux salons virtuels organisés ce jour-là :

– Journées Portes Ouvertes de l’Université Paris 13

– Salon des Meilleurs Masters Eduniversal

Cette année, en raison de la crise sanitaire, ces évènements n’auront pas lieu comme à l’accoutumée sur un stand physique.

Néanmoins, vous aurez tout le loisir de pouvoir échanger avec les étudiants de M1 et de M2 ainsi qu’avec les représentants du Master par visio. Laissez-vous guider par les consignes de connexion.

D’ici là, et si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez visiter le site internet du Master.

Nous vous attendons nombreux et motivés ! #QSE #eduniversal #jpo

L’équipe du Blog My QSE

TMS et télétravail

Publié le 16 février 2021

Depuis le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le télétravail s’est fortement développé. L’un des inconvénients les plus fréquents est l’apparition de troubles musculo squelettiques (TMS). En effet, dans un environnement non adapté au travail, le risque d’apparition de TMS augmente considérablement.

Mais au juste, c’est quoi des tms ?

Ils se manifestent par des douleurs souvent localisées au niveau du cou, dos, épaule, mains et poignets. Si elles ne sont pas traitées rapidement, ces douleurs peuvent devenir chroniques. Elles deviennent également de moins en moins supportables et handicapantes. Le moindre geste du quotidien relève de l’épreuve. Cela peut se transformer en réel handicap au long terme.

Que faire pour lutter contre ces TMS ?

  • Avoir un siège de bureau et le régler à hauteur de la table afin de pouvoir y poser vos avant-bras
  • Positionnez-vous à distance de votre écran d’ordinateur de façon à pouvoir placer vos coudes en angle droit sur le bureau
  • Placez votre écran d’ordinateur à hauteur de vos yeux pour ne pas incliner le cou
  • Asseyez-vous le dos droit, de façon à aligner votre tête, vos épaules et vos hanches
  • Calez votre dos sur le dossier du siège ou sur un oreiller afin d’éviter de se courber
  • Posez les pieds à plat sur le sol ou aidez-vous d’un repose-pieds
  • Etirez-vous régulièrement, d’après les excellents conseils de Major Mouvement !
  • Levez-vous une fois toutes les heures, faites un petit tour avant de vous rasseoir.

Il faut bien garder à l’esprit que la position naturelle du corps est debout en position de marche. Nous agissons donc contre notre nature physiologique lorsque nous sommes en position assise.

En plus d’adopter une bonne posture, n’hésitez pas à bouger de votre siège. Une petite marche ainsi que des étirements vous aideront à préserver votre organisme contre l’apparition des TMS.

Image : https://pixabay.com/photos/blogging-blogger-office-business-336376/

Une année solidaire contre la Covid-19

Publié le 08 février 2021

La covid, oui encore elle ! On n’en finit pas d’en parler mais malheureusement elle est toujours présente. C’est pour cela que, nous avons décidé d’entreprendre comme sujet de projet de fin d’étude la gestion de la Covid au sein de l’université Paris-Sorbonne sur le site de Bobigny.

Notre objectif ultime est de garantir la sécurité de tous les étudiants dans l’établissement. Pour cela nous avons établi un plan d’actions, proposant diverses axes d’améliorations que vous aurez l’occasion de découvrir au fur et à mesure de votre vie universitaire.

L’une de nos missions principales est la conception d’une campagne de prévention. Ces affiches reprennent les gestes barrières et des messages que les étudiants ont souhaité faire passer. Un grand merci aux apprentis mannequins qui ont eu la gentillesse d’accepter de poser pour la campagne universitaire sur la prévention du Covid-19. Nous espérons avoir la chance de vous admirer sur les pans de murs de l’université d’ici mars.

Avec toute la bonne volonté du monde, toutes ses missions ne sont rien sans l’implication de tous les étudiants. Pour cela, nous avons besoin de vous, en tant qu’ étudiants et professionnels dans le domaine de l’Hygiène et de la Sécurité. Il est de notre responsabilité de montrer l’exemple durant cette crise sanitaire. 

D’après nos indicateurs, nous constatons une hausse des étudiants ne portant pas ou mal le masque. Les dernières mesures sanitaires ne nous laissent malheureusement pas l’opportunité d’échanger régulièrement. Nous souhaitions tout de même par le biais de ce journal HSE, vous rappeler les bonnes pratiques d’hygiène :

  • Le port du masque obligatoire (correctement porté)
  • La distanciation sociale 1 mètre
  • Désinfection des mains au minimum 1 fois par heure
  • Aération des salles de classes 5 minutes toute les heures

Si vous avez la moindre question, remarque ou suggestion à ce sujet, nous serions ravies d’en discuter avec vous. Pour se faire, nous avons mis en place un mail : 

Covid19.mqse@gmail.com 

Convention21 : la convention des entreprises pour le climat

Publié le 28 janvier 2021

Ce ne sont pas les initiatives qui manquent au sujet de la protection de l’environnement. Après le retour des Etats-Unis au sein de l’Accord de Paris et la publication d’un projet de loi Climat en France, c’est au tour des entreprises de participer à cet effort.

Cette initiative émane de Virginie Raisson, présidente du récent GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) des Pays-de-la-Loire et de Jérôme Cohen, fondateur d’Engage.

Au cours de l’année 2021, entre juin et décembre, 150 représentants de sociétés vont être tirés au sort et se réuniront au sein de la « Convention21 » pour formuler des propositions environnementales, à l’échelle des entreprises. Ces dernières seront réparties en trois collèges : dirigeants, salariés et investisseurs. L’échéance pour émettre des propositions sera l’élection présidentielle de 2022, pour laquelle les membres de la Convention devront remettre leurs propositions aux candidats.

La Convention21 est soutenue par 70 acteurs associatifs, scientifiques et de la société civile. Un conseil scientifique et éthique indépendant vient soutenir l’initiative.

Image : Convention21

Source ici.

Création du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses sur les Risques Industriels

Publié le 15 janvier 2021

A la suite de l’accident de Lubrizol à Rouen le 26 septembre 2019, il avait été annoncé courant 2020 la création du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses sur les Risques Industriels ou BEA-RI d’ici la fin de l’année. 

Il a finalement vu le jour le 9 décembre 2020 après la parution d’un arrêté au journal officiel, avec à sa tête, Jérôme Goellner, ancien directeur de la Driee (Direction régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie) d’Ile-de-France.

Installé dans la Tour Sequoia, dans le quartier d’affaires de La Défense, le BEA-RI contribue, à travers ses analyses, à améliorer le niveau de sécurité des sites industriels français. Il n’a pas pour vocation de juger ou ni d’établir des responsabilités. Il apporte des conseils et recommandations aux exploitants des installations concernées, dans un but de prévention et de résilience.

Il doit analyser la quinzaine d’accidents importants survenant en moyenne chaque année sur tout le territoire français. Le BEA-RI s’attache à rechercher les causes de ces accidents technologiques, qu’ils surviennent au sein : 

  • d’une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) notamment les installations relevant de la directive Seveso
  • d’une mine, 
  • d’une infrastructure de transport de matières dangereuses (au sens de l’article L. 551-2 du code de l’environnement),
  • d’un réseau de transport ou de distribution de fluide,
  • d’un équipement à risque (au sens du chapitre 7 du titre V du livre V du code de l’environnement).

Sont exclus du périmètre, les installations nucléaires car ces dernières dépendent de l’Agence de Sureté Nucléaire, ainsi que les installations hydrauliques (digues/barrages). Dans ces deux cas il s’agit d’installations spécifiques qui demandent des compétences particulières détenues par des autorités spécifiques.

Le fonctionnement du BEA-RI s’inspire de ses homologues le BEA-Aéronautique et le BEA Transport Terrestre. Le BEA-RI est une structure indépendante dont les rapports seront rendus publics. Son fonctionnement courant est financé par le CGEDD (le Conseil Général de l’environnement et du développement durable » qui a pour mission le conseil, l’expertise et l’inspection pour le gouvernement, et représente l’autorité environnementale de l’Etat.

A titre indicatif, le nombre d’accidents sur les sites Seveso a augmenté de 25 % entre 2016 et 2018 tandis que les inspections d’ICPE ont baissé de 30 000 à 18 196 en 2018. 

En France, Il y a donc une attente pour augmenter les contrôles des sites industriels par les autorités. Pour répondre à cette attente, le gouvernement a annoncé la création de 50 postes d’inspecteur des installations classées en 2021. 

Les inspecteurs des installations classées ont un rôle de prévention, ils veillent à la maîtrise des risques par l’exploitant. Le BEA-RI intervient, lui, a posteriori d’un accident important et compte 4 enquêteurs à son ouverture.

Source : https://www.faceaurisque.com/2020/12/11/droit-un-arrete-annonce-la-creation-du-bureau-d-enquetes-et-d-analyses-sur-les-risques-industriels-bea-ri/

Crédit image : Wikipédia

2020, année record pour les cyberattaques, notamment par des « ransomware »

Publié le 15 janvier 2021

2019 avait été une année déjà marquée par les cyberattaques.

Mais c’était sans compter sur les confinements successifs et la hausse du télétravail en raison de la crise sanitaire de 2020 en lien avec la Covid-19. Ce changement d’organisation a été une opportunité pour les cybercriminels.

En effet, les entreprises et les travailleurs ne disposant pas forcément d’outils de travail à distance adaptés, certains se sont vus impactés dans la continuité de leur activité. En effet, cette crise a entraîné un bouleversement des habitudes de travail.

L’environnement de travail domestique ne dispose pas des mêmes protections que dans les entreprises, notamment en ce qui concerne les pare-feu matériels.

Certains organismes ont été victimes d’attaques utilisant des ransomwares. Un ransomware est en Français « un rançongiciel » ou  « logiciel rançonneur » Ce type de malware a pour fonction de bloquer les données de l’utilisateur ou de l’entité par l’exploitation d’une vulnérabilité et, dans un deuxième temps, de demander une rançon pour que la victime puisse débloquer ses données. Une des principales portes d’entrée, c’est le « phishing » ou « hameçonnage » avec la réception d’un mail comportant une charge malveillante.

Indicateurs relatifs aux cyberattaques

En 2020, c’est près 9 organismes français sur 10 qui ont été victimes de tentatives d’attaques. Cela représente une augmentation de plus de 600 % par rapport à l’année dernière. 

Le coût moyen d’une cyberattaque réussie s’élève à 35 000 euros dans le cas d’une PME et 460 000 euros dans le cas d’une grande entreprise.

Quelques rappels de bonnes pratiques en tant qu’utilisateur de systèmes d’information :

  • Protéger ses comptes et fichiers avec des mots de passes forts changés régulièrement
  • Sauvegarder régulièrement ses données, si possible vers un support de stockage sans connectivité réseau
  • Mettre à jour les logiciels et systèmes d’exploitation dès qu’un correctif est disponible
  • Utiliser un anti-virus
  • Télécharger des applications uniquement depuis le site de l’éditeur ou depuis un magasin d’application
  • Être méfiant vis-à-vis des courriers électroniques et signaler les emails suspects
  • Privilégier une connexion directe au site internet désiré, plutôt que de cliquer sur le lien dans l’email
  • Vérifier les sites e-commerce avant d’effectuer des achats
  • Maîtriser les publications sur les réseaux sociaux
  • Séparer les usages privés et professionnels
  • Éviter de se connecter aux réseaux wifi publics ou inconnus sans utiliser un VPN
  • Ne pas laisser de post-it sur son bureau avec des identifiants

Il n’y a pas de recette miracle, mais une direction des systèmes de l’information organisée en matière de cybersécurité pourra mettre en place des mesures pertinentes. Le responsable Qualité Hygiène Sécurité et Environnement ou QHSE peut travailler en étroite collaboration avec son Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information ou RSSI, notamment pour mettre en place un système de management intégré et promouvoir une prévention et une sécurité globale des travailleurs et de son organisme.

La France se classe dans les pays avec le moins d’organismes certifiés ISO 27001, la norme relative au système de management de la sécurité de l’information. Le Japon est le pays champion en nombre d’organismes certifiés.

Pour en savoir plus, le site de l’ANSSI (l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) vous permet d’approfondir le sujet. Le site internet de la CNIL et vous permet également de générer un mot de passe automatiquement.

Image : https://pixabay.com/photos/computer-security-padlock-hacker-1591018/

Source : https://www.novethic.fr/actualite/economie/isr-rse/entre-les-vaccins-le-covid-19-et-le-teletravail-2020-a-ete-l-annee-des-cyberattaques-149341.html

SEVESO III : La nouvelle application

Publié le 22 février 2020

SEVESO III : La nouvelle application ( DGRP)

Qu’est-ce qu’un site SEVESO ?

Une entreprise « Seveso » est celle qui a une activité liée à la manipulation, la fabrication, l’emploi ou le stockage de substances dangereuses (raffineries, dépôts pétrochimiques).

En 1976, le rejet accidentel de dioxine sur la commune de Seveso en Italie est dû à l’échappement d’un nuage de dioxine provenant de l’explosion d’une usine chimique provoquant l’hospitalisation d’enfants des communes voisines et la mort de plusieurs milliers d’animaux d’élevage. Cet accident a incité les États européens à se doter, à travers la mise en œuvre de la directive « Seveso », d’une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs. Adoptée en 1982 elle devient la première directive qui impose aux industriels une identification de leurs risques majeurs. Celle-ci a été révisée deux fois et la dernière version Seveso III est entrée en vigueur depuis le 1er juillet 2015.

Le 21 septembre 2001, l’explosion de nitrate d’ammonium sur le site AZF à Toulouse, entraînait la mort de 31 personnes, faisait environ 2 500 blessés et de lourds dégâts matériels. Cette catastrophe a conduit à l’élaboration de la loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages.

Figure 1 : Photo de l’explosion : Usine AZF.

Deux seuils de classement :

Les sites Seveso sont classés en deux niveaux de risque en fonction de la quantité de matières dangereuses présentes :

1. Les établissements Seveso seuil haut :

Ils regroupent les entreprises dans lesquelles des matières dangereuses sont présentes et dont la quantité est égale ou plus grande à la valeur « seuil haut » déterminée. (ex : l’accident de l’usine Lubrizol en 2019 à Rouen qui fabriquait des additifs servant à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industrielles)

2. Les établissements Seveso seuil bas :

Ils regroupent les entreprises dans lesquelles des matières dangereuses sont présentes et dont la quantité est égale ou plus grande à la valeur « seuil bas » déterminée.

Figure 2 : Sites classées SEVESO en France (2018)

Quelles sont les réglementations applicables par les exploitants ?

La directive Seveso 3 comporte de nouvelles obligations pour les industriels. En France, un classement Seveso demande la mise en place de dispositifs visant à renforcer la sécurité et qui selon la quantité de produits à risques présent sur le site varient.

1-Une réglementation nationale, la loi « Risques » prévoit la mise en place d’un outil de maîtrise de l’urbanisation aux abords de certaines installations industrielles à haut risque (seuil haut) : les plans de prévention des risques technologiques* (PPRT).

Un risque technologique* est un événement accidentel qui se produit sur un site industriel et qui entraine des conséquences graves pour les populations, les biens et l’environnement. Les conséquences d’un accident dans l’industrie sont regroupées sous trois typologies d’effets :

Les effets thermiques : généré par le rayonnement thermique d’un incendie ou d’une explosion. Il se traduit par un flux thermique exprimé en KW/m2.

Les effets de surpression :  généré par le souffle d’une explosion. Il est exprimé en mbar.

Les effets toxiques : C’est la conséquence d’un rejet accidentel de produit polluant dans l’air et qui se traduit sous la forme d’un nuage gazeux.

2-Un site SEVESO doit aussi déterminer un plan particulier d’intervention (PPI) qui doit définir l’organisation des secours en cas d’accident grave.

3-Plan d’opération interne (POI) : Ce plan est destiné aux exploitants des établissements en seuil haut. Le POI est un plan d’urgence, élaboré par l’exploitant, qui permet d’organiser les moyens, les méthodes d’intervention et équipements pour la protection des salariés, les populations avoisinantes mais aussi l’environnement.

4-L’information au public, la législation renforce l’accès du public aux informations en matière de sécurité, sa participation au processus décisionnel et l’accès à la justice. Ainsi, chacun dispose sur Internet, des informations relatives aux installations Seveso situées à proximité de leur domicile, aux programmes de prévention des accidents et aux mesures d’urgence.

Outil de calcul pour aider les entreprises à déterminer leur statut SEVESO :

une application pour les industriels, accessible à tout public.
Le recensement des établissements Seveso s’effectue tous les 4 ans. Le prochain recensement se fera sur le fondement des données au 31 décembre 2019. Les exploitants pourront déclarer via l’application Seveso 3 à partir de 2020.

Elle permet de :

  • Déterminer le statut Seveso de leur établissement
  • De se recenser auprès de l’administration si leur établissement est sous le statut de Seveso

Référence :

https://seveso3.din.developpement-durable.gouv.fr/

Réglementation:

  • Directive 2012/18/UE du 4 juillet 2012 du Parlement européen et du Conseil (dite Seveso III): concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses, modifiant puis abrogeant la directive 96/82/CE du Conseil. Modifie et abroge à partir du 1er juin 2015, la directive 96/82/CE du 9 décembre 1996 dite « Seveso II ».
  • Instruction du Gouvernement du 12 août 2014 relative à la gestion des situations incidentelles ou accidentelles impliquant des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
  • Arrêté du 26 mai 2014 relatif à la prévention des accidents majeurs dans les installations classées (ICPE) mentionnées à la section 9, chapitre V, titre Ier du livre V du code de l’environnement. Cet arrêté vise à transposer en droit français la Directive dite « Seveso 3 », il procède notamment à un toilettage des dispositions relatives au contenu des études de dangers et des analyses de risques des accidents majeurs.

Laissez-nous un commentaire!

5/5

CHUTES DE HAUTEUR

Publié le 22 février 2020

LES CHUTES DE HAUTEUR :
2e CAUSE DE MORTALITÉ

« Chaque jour, des milliers de personnes perdent la vie des suites d’accidents du travail ou de pathologies mortelles liées à leur activité professionnelle. Ces décès auraient pu et dû être évités, et devront l’être à l’avenir. »

Les chutes de hauteur sont la deuxième cause de mortalité au travail, après les accidents de trajet, et la troisième cause d’invalidité permanente et d’arrêts de travail en France. Les secteurs les plus touchés sont ceux du bâtiment et travaux public (BTP) et du secteur agricole.

Qu’est ce que la chute de hauteur ?

La chute de hauteur se distingue de la chute de plain-pied par l’existence d’une dénivellation. Cette définition permet de regrouper toutes les chutes effectuées par des personnes situées en élévation, telles que les chutes depuis une position élevée (toiture, passerelles) ou depuis un équipement qui surélève légèrement une personne (échelles, échafaudages).

La réglementation ne donnant pas de définition du travail en hauteur, c’est au chef d’établissement, responsable de la santé et de la sécurité des salariés, de rechercher l’existence d’un risque de chute en procédant à l’évaluation du risque. Article L.4121-2 du Code du travail.

Quelles sont les principales causes des chutes de hauteur ?

  • La défectuosité ou mauvaise utilisation des dispositifs (mauvaises fixations, problème sur le point d’ancrage).
  • Une absence des protections collectives (EPC) ex : échafaudages, plateformes sans garde-corps. Une protection collective est un dispositif de sécurité qui protège à la fois les travailleurs et les personnes présentes à proximité. Elle prend le pas sur la protection individuelle.

  • Une absence de protections individuelles (EPI) ex : harnais anti-chute, longes, cordes.
  • Lorsqu’il n’est pas possible de déployer une protection collective, il faut adopter des EPI dédiés à la protection anti-chute. Ils permettent de stopper une chute ou interdire l’accès à une zone où l’on peut tomber.

Comment prévenir l’apparition de ces risques ?

La démarche s’articule autour de ces six points clés :

1- Eviter le risque.
2- Evaluer les risques qui ne peuvent être évités.
3- Combattre les risques à la source
4- Tenir compte de l’état d’évolution de la technique.
5- Donner la priorité aux mesures de protection collective.
6- Donner des instructions appropriées aux travailleurs.

Avant le démarrage des travaux, il est impératif d’identifier toutes les situations de travail exposant les salariés aux risques de chute. Il convient d’analyser la situation de travail et de vérifier si toutes les solutions ont été envisagées pour éliminer le danger à la source.
En cas d’impossibilité avérée d’élimination du risque à la source, l’employeur doit à l’issue de l’évaluation des risques privilégier la protection collective à la protection individuelle.

Réglementation : Que dit la loi sur le travail en hauteur ?

Quelques articles de loi:

Article R4323-106 : réglementation utilisation des équipements de protection individuels

L’employeur fait bénéficier les travailleurs devant utiliser un équipement de protection individuelle d’une formation adéquate comportant, en tant que de besoin, un entraînement au port de cet équipement. Cette formation est renouvelée aussi souvent que nécessaire pour que l’équipement soit utilisé conformément à la consigne d’utilisation.

Arrêté du 19 mars 1993
Les EPI doivent faire l ‘objet de vérifications annuelles. Elles font l’objet d’une consignation dans le registre de sécurité.

Article R.4323-3 : Réglementation pour la formation du montage des échafaudages :

La formation à la sécurité dont bénéficient les travailleurs chargés de la mise en oeuvre ou de la maintenance des équipements de travail doit être renouvelée et complétée aussi souvent qu’il est nécessaire pour prendre en compte les évolutions des équipements de travail dont ces travailleurs ont la charge. »

Article L4141-2 : Obligation générale de la formation à la sécurité  

« L’employeur a l’obligation d’organiser des formations pratiques et appropriées à la sécurité au bénéfice :
– Des travailleurs embauchés et intérimaires.
– A la demande du médecin du travail, des travailleurs qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d’une durée d’au moins vingt et un jours.

La formation doit être réalisée périodiquement dans des conditions déterminées par voie réglementaire ou par convention ou accord collectif de travail. »

Learn More about the coronavirus

Réglementation: interdictions

Article R. 4323-63:
Interdiction d’utilisation des échelles, escabeaux et marchepieds comme poste de travail.
R. 4323-64: 
Interdiction de recourir aux techniques d’accès et de positionnement au moyen de cordes pour constituer un poste de travail.
articles R. 4323-89 et R. 4323-90:
Les conditions d’utilisation sont alors strictement encadrées.
article R. 4323-68:
Interdiction de réaliser des travaux en hauteur, quel que soit l’installation ou l’équipement,  lorsque les conditions météorologiques (vent important, tempête…)…

Laissez-nous un commentaire!

5/5

PORTRAIT MQSE

Publié le 19 février 2020

Interview Du Mois De Février !

Comme le mois dernier, l’équipe MyQSE a voulu vous impressionner nos fidèles lecteurs en partant à la recherche de nouveau Portrait du Master. Pour ce mois de Février, nous sommes allés à la rencontre de Lydia MEDJTOUH qui est étudiante du Master MQSE!
Après avoir été Responsable Management Qualité chez CONDOMED (entreprise de production de dispositifs médicaux), Lydia reprend ses études et opte pour le Master MQSE!
Son parcours épatant nous a poussé à savoir plus sur elle, et à partager avec vous les raisons qui l’ont poussé à choisir ce Master ?
Je vous laisse découvrir le Profil du mois!

Présentez-vous?

Bonjour, je m’appelle Lydia MEDJTOUH, et je suis une étudiante du Master MQSE à l’université de Sorbonne Paris Nord!

Lydia, avant de parler sur les raisons qui vous en poussées à choisir ce Master, je m’intéresse à ce que vous avez fait avant ?

Avant d’intégrer le Master MQSE, j’étais Responsable Management Qualité, entreprise de production de dispositifs médicaux à usage unique (CONDOMED) – production de compresses non tissées, champs et trousses opératoires, habillement hospitalier.

Impressionnant ! parlez nous un peu de ce choix et de ce qu’il l’a motivé ?

Après la certification ISO 13485 : 2016  de l’entreprise, je n’arrivais plus à maintenir le système management qualité dans un cycle d’amélioration continue. Il me manquait des connaissances pour faire évoluer les pratiques et améliorer le système en général et d’ailleurs c’est la raison pour laquelle je me suis inscrite à ce Master! 

Cela fait un moment que vous avez intégré le Master, que pourriez-vous nous dire à propos ? Quels sont les points fort de ce Matser ?

C’est un Master complet car il nous procure non seulement un fond ( connaissances, savoir-faire technique), mais aussi la forme (revue des CV, Revue des mails et différents type d’écrit) ;
Les point fors, je dirais que c’est : Les intervenants, car on bénéficie de leurs connaissances et de leurs expériences respectives.

Selon vous, qu’est-ce qui fait la réussite de ce master ?

A mon avis c’est un master complet qui nous prépare à être efficace en entreprise, en nous donnant toutes les connaissances possibles ainsi que les outils.

Qu’en pensent les autres étudiants ?

Je ne pourrais pas parler au nom de tous les étudiants. Néanmoins, je pense que l’ensemble du M1 sera d’accord avec moi en disant que c’est un Master complet, qui englobe toutes les tâches auxquelles on sera peut-être amener à faire face en entreprise.

Votre métier en un mot ?

Qualité.

Comment adaptez-vous le contenu ?

Ayant déjà travaillé dans ce domaine,  toutes les nouvelles connaissances que j’acquiers me confortent sur des pratiques déjà croisées dans le cadre de mes fonctions.
Lorsque mon stage débutera chez Airbus, je compte appliquer et mettre à profit toutes mes connaissances et le savoir faire acquis à profit.

Avant de clôturer avec vous, quel conseils pourriez-vous donner aux futurs étudiants du Master MQSE?

La passion est le secret, il faut aimer ce que l’on fait.
Quand on veut on peut, pour peu qu’on soit motivé, on est apte à tout accomplir.

Explorez plus d’articles !