Le Plan de Continuité des Activités

Le Plan de Continuité des Activités

Publié le 10 mai 2021

Avec la crise sanitaire ou en raison des changements climatiques, peut-être que vous vous êtes posé la question de mettre en place une procédure pour poursuivre vos activités si elles venaient à être impactées ? Cet article est alors fait pour vous et vous permettra d’obtenir quelques éléments de réponse.

Retenir l’essentiel

Un PCA ou Plan de Continuité des Activités, est un plan de maintien des opérations critiques d’une entreprise en cas de perturbation ou d’interruption de ses activités dues à des évènements majeurs. Bien qu’il soit utopique de chercher à tout prévoir et à tout maîtriser, une entreprise se doit d’anticiper les situations imprévues telles que les pandémies, inondations, incendies, attentats, cyberattaques, pannes majeures, grèves des transports, etc.

Le Plan de Continuité des Activités répond à cet objectif d’anticipation. Il n’est pas obligatoire hormis pour les OIV (Opérateurs d’Importance Vitale, pour lesquels nous reviendrons dessus un peu plus bas), mais il est cependant fortement recommandé. Il fait partie intégrante de la politique de prévention des risques de l’entreprise, afin de garantir la continuité des activités lors de la survenue d’un sinistre. Mais pas seulement pour la continuité des activités, car il participe également à la prévention des risques professionnels, car si un événement impacte celle-ci, il y a de forte probabilité que cela impacte de manière collatérale les salariés. Comme un son homologue le document unique, il faudra le mettre à jour dès qu’un changement significatif interviendra ou alors de le mettre à jour tous les ans.

Cas particulier : les OIV

Un opérateur d’importance vitale (OIV) est, en France, une organisation identifiée par l’État comme ayant des activités indispensables à la survie de la nation ou dangereuses pour la population. Il y en a environ 250 dans 12 secteurs d’activité.

Le SGDSN (Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale) a lancé en 2013 un processus de révision des directives nationales de sécurité. L’un de ses objectifs est d’adopter une approche tous risques afin d’inciter les opérateurs à se préparer à faire face à toutes sortes de crises susceptibles d’affecter leur personnel, leurs locaux, leurs réseaux et leurs installations de production en élaborant des plans de continuité d’activité (PCA). C’est une obligation dans ce cas précis.

Aides à la réalisation d’un PCA

Ce guide du SGDSN vous permettra de vous aider dans la réalisation d’un PCA.

Pour être toujours plus compétitif vis-à-vis des parties intéressées, une norme ISO (International Organization for Standardization) existe, c’est la ISO 22301 – Sécurité et résilience – Systèmes de management de la continuité d’activité, celle-ci n’est généralement pas un prérequis, mais le climat actuel aurait tendance à privilégier l’utilité de se faire certifier.

Ce schéma ci-après permet de synthétiser la méthode d’organisation à effectuer :

Pour conclure

La mise en place d’un PCA est une démarche chronophage, mais n’est pas une décision dénuée de sens, au contraire. Ainsi, pour mettre toutes les chances de votre côté, il sera alors important de détacher une ou plusieurs personnes à cette tâche et de collaborer auprès de partenaires et entreprises ayant de l’expérience sur ce sujet.

Dans le cas où vous auriez des prestataires, il est important de s’assurer que ces derniers puissent également en disposer d’un, afin de ne pas perturber les missions qu’ils occupent. Il faudra alors désigner une personne de votre entreprise qui sera en étroite relation avec eux.

Il ne sera pas la seule réponse en cas de crise et ne fera pas des miracles, mais il sera un premier élément de réponse le jour où vous devrez le déclencher.

Image d’illustration de l’article : Photo by Austin Distel on Unsplash

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