Cathédrale Notre-Dame… Drame

Cathédrale Notre-Dame… Drame

Publié le 01 décembre 2019

Cathédrale Notre-Dame… Drame

Le 15 avril 2019 vers 18 heures 50, la cathédrale Notre-Dame de Paris, symbole de la culture européenne depuis 850 ans, est victime d’un violent incendie qui détruit la quasi-totalité de la toiture. Il s’agit du plus important sinistre subi depuis sa construction.
Figure emblématique de Paris, la cathédrale de l’archidiocèse de Paris, située sur l’île de la Cité accueille chaque année plus de 14 millions de visiteurs.
Construite sous l’impulsion de l’évêque Maurice de Sully, pendant plus de deux siècles, de 1163 au milieu du XIVe siècle, l’édifice à la fois religieux et patrimonial, est liée à de nombreux épisodes de l’histoire de France. Église paroissiale royale au Moyen Âge, avec l’accueil de la Sainte Couronne en 1239, puis le sacre de Napoléon Ier en 1804, ainsi que les funérailles de plusieurs présidents de la République française (Charles de Gaulle, Georges Pompidou, François Mitterrand).

L’édifice le plus visité au monde sous les cendres
L’édifice le plus visité au monde sous les cendres
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Retour sur la nuit du 15 au 16 Avril
Le feu est parti des combles et s’est ensuite propagé à une vitesse fulgurante à une grande partie du toit. Les flammes ont dévoré la charpente de la cathédrale Notre-Dame, longue de plus de 100 mètres et baptisée… « la forêt », en raison du grand nombre de poutres qu’il a fallu utiliser pour la mettre en place. Pour maîtriser cet incendie, 600 hommes, 80 camions, 21 lances, deux bateaux d’aspiration en eau ont été mobilisés. Des drones et un robot téléguidé ont été utilisés. Les Pompiers de Paris ont montré un courage et une détermination sans faille.

« Je n’étais pas loin, j’ai vu les fumées. Au départ, je pensais que c’était l’Hôtel-Dieu et puis en fait j’ai compris que c’était la cathédrale. Je suis arrivé, les cendres ont commencé à tomber »

Olivier de Chalus
Responsable des guides bénévoles

Enquête sur l’incendie : Que s’est-il réellement passé?

Installation électrique déficiente ? Travaux en cours ? Appareillage mal éteint ou encore cigarette ?
C’est la thèse accidentelle qui est privilégiée. La thèse d’un départ de feu au niveau de la charpente, en lien avec les travaux en cours d’exécution.

Des cigarettes sur le chantier…
Des fils électriques dans les combles ..
Des cigarettes sur le chantier…

La première hypothèse semble être celle de la présence de cigarettes, en effet les enquêteurs auraient retrouvé des mégots de cigarettes. Celles-ci appartenaient aux ouvriers qui fumaient sur les échafaudages du chantier malgré une interdiction stricte.

Des fils électriques dans les combles ..

Les combles de la cathédrale étaient également parcourus de fils électriques lors de précédents travaux, à la demande du clergé malgré les consignes et les interdictions. Il était clair que c’était du provisoire « tout devait être retiré à la fin des travaux », avait confié Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques. Cependant, l’électricité n’avait jamais été coupée. L’hypothèse d’un court-circuit de ces cloches qui serait à l’origine de l’incendie n’est pas exclue.

Les conséquences de l’incendie : impacts sur la santé humaine et l’environnement

Des travaux de décontamination des sols …

Eaux polluées, sols souillés, la reconstruction de Notre-Dame est un grand projet qui mobilisera énormément de monde sur plusieurs années. La mise en place et le respect d’un protocole précis d’assainissement du chantier, obligatoire et soumis aux professionnels de la prévention des risques au travail, sera indispensable pour écarter tout danger d’intoxication des travailleurs du chantier.

Des seuils de toxicité dépassés…

Les prélèvements de la préfecture de police confirmaient la présence de poussière aux abords de l’édifice, avec des taux de 10 à 20 g/kg de sol contre un seuil autorisé de 0,3 g/kg de sol, soit par endroit des relevés 70 fois supérieurs à la norme autorisée.

En avril dernier, L’association Robin des Bois avait annoncé qu’elle portait plainte contre X car elle estimait que les autorités avaient mal géré le risque de pollution au plomb lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris. « Après la fusion d’au moins 400 tonnes de plomb dans les garnitures de la flèche et dans la toiture, Notre-Dame de Paris est désormais un site pollué. La cathédrale est aujourd’hui rendue à l’état de déchet toxique », avait annoncé l’association Robin des Bois, protection de l’homme et de l’environnement.
L’association Robin des Bois était la première à alerter sur les risques de pollution au plomb autour de la cathédrale et de son impact sur la santé reconnu comme potentiellement cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer.
Selon l’association, les habitants du périmètre sinistré pourront être soumis à l’inhalation de poussières de plomb. L’association a demandée à l’Agence Régionale de Santé, de mettre en oeuvre un protocole de surveillance sanitaire et de vigilance environnementale afin de prévenir et limiter le risque de maladies. Des dispositifs ont été demandé en accord avec Airparif pour mesurer dans l’île de la Cité la quantité de poussières atmosphériques de plomb et des autres substances volatiles émises par l’incendie.


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